| Laurent GOUMARRE, Thomas OLIVIER, Mika PEREZ, Joël RENARD, Patrick SAYTOUR, David WOLLE | |
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Dans un
registre conceptuel, l’œuvre utilise la linguistique pour interroger le
spectateur sur la nature même de l'art.
Le rôle du
titre – Peinture déictique
La
signification du mot [SIC]
Le dialogue
avec l'histoire de l'art
Un déictique
change de sens selon son contexte, le sens de l'œuvre dépendant de qui
la regarde, où et quand. Dans ce cas, la peinture ne montre rien d'autre
qu'elle-même et dit au spectateur : « Le sujet de cette œuvre, c'est ce
que vous regardez en ce moment exact, ici même. »
La
mention latine – qui signifie « ainsi » – est insérée dans une citation
pour signaler : « C'est écrit exactement ainsi dans le texte d'origine.
» Transposé sur la toile, [SIC] prend plusieurs sens :
Une tautologie
absolue où le tableau dit « Cette peinture est exactement ainsi »,
validant sa propre existence ; il n'y a pas de message caché, pas de
paysage ni de portrait, la peinture montrant simplement qu'elle est une
peinture et une distance ironique soit dire : « Voici de l'art,
textuellement. »
Cette
œuvre s'inscrit dans la lignée du minimalisme et du mouvement
conceptuel.
Refus de l'illusion où contrairement à une peinture
classique qui suppose montrer une fenêtre sur le monde, cette œuvre est
un objet plat, une simple interaction entre du texte et un support.
Le langage comme art où les mots, remplaçant les images, donnent à
l'œuvre une dimension non pas esthétique mais philosophique et,
métaphoriquement fait référence au célèbre « Carré noir sur fond
blanc ».


Laurent GOUMARRE
Vœux, 2026
Tirage numérique, 20 x 20 cm.

David WOLLE
Sans titre,
2014
Huile sur toile, 54 x 64 cm.


Patrick SAYTOUR
12/50 000,
1999-2000
Fourrure acrylique et brulâge sur kraft bitumé, 81 x
101 cm.

Joël RENARD.
Sans titre (série de
15), 2002.
Acrylique sur médium, 28 x 28 cm chaque
Thomas OLIVIER. Rayures, 2010. Gravure sur inox, 75 x 69 cm.

Joël RENARD
Sans titre (série de 15),
2002
Acrylique sur médium, 28 x 28 cm chaque

